Après avoir découvert le film La Tête haute d’Emmanuelle Bercot (retraçant le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver), les élèves de Seconde et Terminale Service aux personnes et aux territoires se sont rendus au cinéma pour assister à la deuxième projection prévue dans le cadre du projet « Lycéens au cinéma » et des cours de français.

Ils ont cette fois-ci visionné le documentaire Carré 35 de Eric Caravaca : « Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes. »

Au-delà des sentiments et émotions qu’ils ont pu éprouver au travers de cette enquête et quête personnelle, les élèves ont été amenés à réfléchir sur différents thèmes : l’identité et sa construction, les images et les mémoires, les vérités et les non-dits,…

Ce projet, en partenariat avec la région Auvergne Rhône Alpes, l’ACRIRA et le cinéma de Saint Jean de Bournay, aura permis aux élèves de développer leur culture cinématographique, de devenir des spectateurs curieux et critiques et de s’interroger sur eux-mêmes et leur rapport au monde.